Petite explication sur la non manifestation du Jeudi 05 décembre 2019

Petite explication sur la non manifestation du Jeudi 05 décembre 2019

Classé dans : Actualités | 0

Bonjour, nous ne manifesterons pas demain matin, mais attendons la réponse avant la fin décembre de la négociation avec la confédération. Ceux qui veulent néanmoins manifester pourront le faire.

Considérant qu’en l’état du dossier, l’heure est encore à la concertation, la CFTC a demandé au Premier ministre des précisions quant à l’agenda de la réforme. Le « flou » qui subsiste sur ce point est de nature à accentuer l’inquiétude de nos concitoyens a ainsi martelé la délégation CFTC. En guise de réponse, le Premier ministre a assuré que des mesures concrètes seraient communiquées avant la fin de l’année.

Dans l’attente de ces mesures, la CFTC a de son côté exposé ses conditions pour poursuivre sa contribution à la réforme. Elle a particulièrement mentionné le principe de répartition, le maintien des pensions actuellement versées ainsi que des droits acquis avant l’instauration du futur régime. Elle a ajouté la prise en compte des situations familiales avec la majoration « premier enfant » et les pensions de réversion.

Rejetant toute possibilité d’une énième réforme « paramétrique » qui précéderait l’instauration d’un nouveau régime, la CFTC a réaffirmé son exigence d’un maintien de l’âge légal de départ à 62 ans. La CFTC peut discuter de l’introduction d’un âge pivot mais fixe comme condition qu’aucune décote ne puisse être applicable à 62 ans pour les travailleurs ayant validé 42 années de cotisation en 2025, 43 années en 2035.

Enfin, la dernière condition vise le pilotage du futur régime. Les partenaires sociaux doivent pouvoir y contribuer avec une voix délibérative. Ils doivent pouvoir agir sur les leviers de stabilisation du régime. Dans cette logique, la CFTC demande que soit inscrite la « règle d’or » selon laquelle la valeur du point ne saurait être revue à la baisse.

Si ces conditions devaient ne pas être respectées, la CFTC pourrait alors reconsidérer son adhésion à la réforme.